“Comment repenser le travail à la lumière de Laudato Si” : le manifeste du colloque international du CERAS à l’UNESCO

PUBLIÉ LE 19/06/2019  PAR  Paul D'ORNANO

Du 20 au 22 mai 2019, le Centre de Recherche et d’Action Sociales (CERAS), adhérent du Cèdre, a organisé un colloque international sur le thème “Quel travail pour une transition écologique solidaire ?” au siège de l’UNESCO à Paris. Ce colloque s’est achevé par la présentation d’un Manifeste du travail décent et durable. Un collaborateur du Cèdre y était présent. Retour d'expérience.

L’urgence environnementale, l’accélération des transformations sociales et technologiques ébranlent le travail. Comment assurer à chacun un travail digne, tout en préservant notre maison commune ? Cette interrogation centrale nous a menés à étudier de nombreux thèmes : double peine des travailleurs exploités en milieu pollué, nouvelles économies solidaires, responsabilité sociale et environnementale des entreprises, émergence du travail robotisé, travail du care, rôle des religions…

 

Découvrir le Manifeste du travail décent et durable en vidéo

 

 

Le Centre de recherche et d’action sociales (CERAS), en partenariat avec l’Organisation Internationale du Travail (OIT), a coordonné un travail de recherche-action sur l’avenir du travail dans la transition écologique, au croisement des intuitions du travail décent et vert porté par l’OIT et de l’écologie intégrale promue par le pape François dans Laudato Si’. Convaincus que la crise est aussi une opportunité de réinventer un travail plus digne et soutenable, ils ont désiré considérer les réalités vécues et les solutions portées par les travailleurs du monde entier.

 

Des représentants d’associations, syndicats, ONGs, mouvements d’Église, cadres et universitaires ont été associés au colloque

Durant le colloque, la restitution des fruits de ce travail a été discutée par David Graeber (London School of Economics), Vandana Shiva (activiste indienne), Gaël Giraud (CNRS), Cécile Renouard (Campus de la transition), Mgr Jorge Lugones (Pastorale sociale en Argentine), Pierre-Michel Menger (Collège de France), Daniel Le Guillou (Territoires Zéro Chômeur), Marieke Louis (Sciences Po, CERI), Éloi Laurent (OFCE)…

Conférences plénières et ateliers en petits groupes ont permis de discuter constats et propositions, à partir de l’expérience des partenaires : le Secours catholique, Territoire Zéro Chômeurs, le CCFD-Terre Solidaire, CFTC, Ressources humaines sans frontières, Ibero-American Union of Workers, Indian Social Institute, le Mouvement des cadres chrétiens…

“Ce manifeste offre une lecture réactualisée du bien commun, dont le soin ne saurait aujourd’hui se passer de celui “des” biens communs, tels que l’eau, le climat ou encore la biodiversité. Il est proposé de promouvoir les activités “qui ne sont pas des emplois mais qui ont une plus-value sociale et/ou environnementale” et même de créer un “tribunal international pour les questions sociales et environnementales”

Louise Roblin, chargée de mission au Ceras (Centre de recherche et d’action sociales)

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