Le monastère de Solan vit au rythme de la terre…

PUBLIÉ LE 09/01/2020  PAR  Paul D'ORNANO

Ce mois-ci, nous vous emmenons à la découverte du monastère orthodoxe de Solan, adhérent du Cèdre, qui depuis 1991, s’est engagé dans l’agro écologie.

Le monastère de la protection de la Mère Dieu, plus connu sous le nom de monastère de Solan, a été fondé en 1991 dans le Gard. Aujourd’hui 17 sœurs et 2 pères vivent dans ce lieu au milieu d’une propriété agricole de 40 hectares de forêt et 20 hectares de terres cultivables.

La communauté souhaitant allier rentabilité économique et éthique (comment produire des produits de qualité tout en respectant la création) a fait le choix de l’agroécologie. Pour se lancer elle s’appuie sur les conseils de Pierre Rabhi qui les encourage en leur disant : « la terre, c’est l’avenir ! »
Un long cheminement commence : inventaire des ressources existantes du domaine afin de valoriser les terres, découverte de la diversité du lieu, choix des cultures en se basant sur l’existant (viticulture, arboriculture, forêt…).

Afin de partager leur savoir-faire en matière d’agro-écologie, les sœurs ont fondé, en 1995, l’Association des amis de Solan, présidée par Pierre Rabhi.

Cette association a pour objectif de réunir une grande diversité d’hommes et de femmes ayant des parcours culturels et professionnels différents, et il n’est pas nécessaire d’être chrétien orthodoxe pour y adhérer.

Toutes et tous se réfèrent néanmoins à des valeurs universelles de respect des personnes et de la vie.

 

« Le désir des sœurs est de vivre en synergie avec la terre, lui prodiguant leurs soins et en tirant leur subsistance, dans une harmonie respectueuse de la nature et de sa biodiversité. »

 

Le domaine s’organise aujourd’hui autour de 3 grandes productions : la vigne, les cultures et la forêt.

> En ce qui concerne la vigne, le parti-pris a été de travailler les terres comme cela se fait en Bourgogne, en identifiant chaque parcelle afin qu’elles donnent le meilleur d’elles-mêmes. Ainsi 4 territoires principaux ont été déterminés. Les vendanges se font à la main et la micro-vinification est pratiquée. Une cave vinicole a été construite dans un souci de construction saine et écologique : semi enterrée et faite de pierres du Pont du Gard, elle respecte un équilibre permettant l’alchimie du vin.

> L’objectif du grand jardin vivier (cultures) est d’assurer l’autonomie alimentaire des sœurs tout en protégeant la nature et sa biodiversité. De nombreux fruits sont cultivés et transformés sur place : abricots, cerises, figues, châtaignes… Enfin une 100aine d’oliviers ont été plantés afin de produire de l’huile et des olives de table.

> Depuis 1996, les sœurs se sont attelées à la restauration de la forêt. Le but est de faire de la forêt de
Solan :
- une forêt nourricière : récoltes de châtaignes et de bois de chauffage,
- une forêt de protection : face à la sécheresse estivale et aux intempéries de l’automne, elle
assure la protection des sols et un réel équilibre de la biomasse.
- une forêt conservatoire : plusieurs espèces rares de la faune et de la flore ont été
répertoriées dans la zone humide et le monastère fait partie du réseau  Natura 2000 !

 

Pour en savoir plus rendez-vous sur le site du monastère : https://monastere-de-solan.com/ ou directement au monastère où vous pouvez retrouver, dans le magasin, tous les produits bons produits issus du travail des soeurs : vin, huiles, confitures, pâtes de fruits,…

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