En 2022, en plein cœur de la crise énergétique, le prix de l’électricité s’était envolé jusqu’à 1 200 €/MWh, un record historique qui rappelle à quel point le marché de l’énergie demeure sensible : un hiver plus rude, l’arrêt imprévu d’un réacteur nucléaire, une tension géopolitique ou même un signal émis par un régulateur peuvent influencer les prix.
Nous avons rencontré Corinne Aujard, Responsable des Services Généraux et de la Sécurité, pour comprendre comment le Lycée Privé Polyvalent Nevers de Montpellier, un établissement qui compte 1400 élèves, 106 professeurs et 26 salariés équivalent temps plein, parvient à stabiliser ses coûts tout en améliorant sa performance énergétique.
Les OGEC face au défi de l’énergie
Le rôle de Corinne Aujard est celui d’une cheffe d’orchestre : « ma mission consiste à gérer les achats liés à l’éclairage, aux photocopieurs, au numérique, à l’informatique… Je m’occupe également de tous les travaux, comme la mise aux normes accessibilité et sécurité incendie, notamment dans des bâtiments anciens. »
Concernant l’énergie, le point de départ relevait, il y a quelques années, d’une gestion hétérogène. « Les achats en énergie étaient disparates pour cinq points de livraison en électricité et quatre en gaz. À l’époque, il existait différents contrats avec plusieurs fournisseurs. J’ai essayé de rationaliser, mais nous avions toujours trois ou quatre fournisseurs d’électricité et deux ou trois fournisseurs de gaz. »
Avant 2023, cette complexité engendrait une surcharge de travail significative. Corinne Aujard passait plus d’une journée par mois à jongler entre les diverses échéances, les conditions tarifaires complexes (heures pleines/creuses, réajustements liés aux pressions de gaz…) et les relances de courtiers : « je passais beaucoup de temps là-dessus. »
Le déclic : passer de sept à deux fournisseurs
La situation est devenue critique fin 2023. Malgré des tarifs bien négociés en 2021 (52 €/MWh en heure pleine et 36 €/MWh en heure creuse pour l’électricité, 25-26 €/MWh pour le gaz), qui avaient permis à l’OGEC de traverser la crise sans en subir la flambée, ses contrats arrivaient à échéance. Le risque d’une hausse des prix était imminent.
C’est à ce moment que Pierrick Le Moël, délégué régional au Cèdre, est venu présenter l’achat groupé de gaz et d’électricité EnergiC, basé sur le principe de mutualisation des volumes. Le choix fut une évidence « pour deux raisons : les contrats en cours se terminaient, j’avais l’opportunité de passer de sept à deux fournisseurs. Quelque chose de plus rationnel, moins chronophage. »
Sérénité et temps retrouvé : l’impact de la mutualisation
Si l’offre du Cèdre était séduisante, elle impliquait pour Corinne Aujard, habituée à piloter ses négociations, un lâcher-prise difficile. Pour valider le mandat, la proposition a été soumise au Conseil d’Administration « parce que ce sont des engagements financiers lourds. »
Le seul bémol soulevé par les administrateurs fut la crainte de « perdre certaines prérogatives ». Un frein mineur qui n’a pas fait le poids face aux bénéfices attendus. Pour pallier ce sentiment de perte de contrôle, le Cèdre a mis en place des réunions en visio régulières et des récapitulatifs permettant de suivre l’avancement des négociations et de voir la méthode. Cette transparence fut essentielle pour obtenir la validation du Conseil d’Administration, qui a finalement accordé la délégation à la première demande, conscient que pour « travailler correctement, il faut savoir déléguer » à un professionnel.
Depuis le 1er janvier 2024, l’équilibre est jugé « très positif » : « le Cèdre a réussi à négocier des tarifs extrêmement intéressants, et qui sont des tarifs figés. Donc c’est rassurant. »
Pour Corinne Aujard, le bénéfice n’est pas seulement financier, il est aussi humain et organisationnel.

« Aujourd’hui, je dois passer grand maximum 2 heures par mois [sur la gestion des contrats]. C’est vraiment un gain significatif. Et en plus, je suis rassurée, je suis tranquille. Quand on est cadre, il est important de ne pas avoir ce stress complémentaire. »
Les équipes du Cèdre ont assuré une transition fluide entre les anciens et les nouveaux fournisseurs (Gaz de Bordeaux et Engie), sans aucune rupture de service ni complexité administrative. « On a pu voir ce qui se négociait, comment vous vous y preniez. J’ai vraiment beaucoup apprécié. »
Vers une gestion plus efficace et décarbonée
L’offre EnergiC a servi de tremplin pour une démarche plus globale d’efficacité énergétique.

Le mot de la fin
Avec le recul, Corinne Aujard souligne la pérennité de la collaboration : « j’ai resigné jusqu’au 31 décembre 2028. Votre principe de base est la notion de mutualisation. Et c’est elle qui fait notre force auprès des fournisseurs. C’est une soupape de temps qui nous est offerte : la possibilité de nous consacrer à autre chose et de nous appuyer sur les compétences et les connaissances du Cèdre. »
L’expérience du Lycée Privé Polyvalent Nevers est la preuve que, face à l’instabilité du marché de l’énergie, l’expertise et l’effet groupement offrent la sécurité des coûts, et surtout la liberté de se concentrer sur la mission première d’un établissement scolaire : “trouver un chemin d’avenir pour nos élèves” conclut Corinne Aujard.
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